Cette saison, la Fashion Week de Paris marque un tournant sensible. Après plusieurs années dominées par le spectacle et l’image virale, les collections réaffirment la puissance du vêtement lui-même. Les silhouettes sont pensées, construites, presque argumentées. On parle de coupe, de matière, de tenue, moins de décor, plus de fond. Les créateurs semblent partager un même élan: redonner au vêtement sa fonction première, celle d’exister dans le réel. Les volumes restent forts, mais ils sont maîtrisés. Les propositions sont plus ancrées, moins fantasmées, comme si la mode cherchait à renouer avec le corps et le quotidien.


L’Hiver s’annonce structuré

Pour l’hiver, MARGOT VII propose un vestiaire structuré et épuré où la force naît de la coupe et des matières plutôt que de l’effet. Les silhouettes s’allongent à travers des manteaux architecturaux comme le manteau Love, des ensembles en maille avec l’ensemble VII et des vestes précises associées à des jupes fluides dont l’ensemble VA, créant un équilibre constant entre rigueur et douceur. Les looks monochromes sombres noirs profonds, gris minéraux, bruns denses mettent en valeur la richesse des textures, entre laines compactes et surfaces feutrées, tandis que les superpositions restent maîtrisées, pensées pour accompagner le mouvement sans alourdir la ligne. L’ensemble dessine une allure calme, affirmée et durable, fidèle à une élégance contemporaine qui privilégie la présence silencieuse à la démonstration.



Une palette calme, presque introspective 

À Paris, l’hiver se dessine autour d’une idée centrale: la structure. Les manteaux dominent les silhouettes, longs, enveloppants, souvent architecturés. Les épaules se redessinent, les lignes s’allongent, et la verticalité devient un fil conducteur fort des collections. La maille prend aussi une place essentielle. Elle ne se limite plus au confort, mais devient un véritable élément de construction de la silhouette. Robes tricotées, ensembles coordonnés, superpositions fines : le tricot agit comme une seconde peau, à la fois douce et affirmée. Les matières traduisent ce besoin de présence: laines denses, textures feutrées, surfaces mates qui absorbent la lumière hivernale au lieu de la refléter.


Des silhouettes pour vivre, pas seulement pour être vues 

Côté couleurs, la saison s’éloigne des explosions chromatiques pour revenir à des tons plus profonds et ancrés. Noir, gris minéral, brun, écru, nuances pierreuses… La palette semble pensée pour durer, pour se combiner, pour habiter le quotidien. Cette retenue chromatique met en valeur le travail des volumes et des matières. La force n’est plus dans la couleur, mais dans la coupe et la présence du vêtement.




L’Hiver avec MARGOT VII, le vestiaire comme armure sensible

L’un des signaux forts de cette Fashion Week est le retour de silhouettes crédibles, portables, mais jamais ordinaires. Les looks évoquent le mouvement, la marche, le rythme urbain. Les superpositions sont fonctionnelles, les longueurs étudiées, les proportions pensées pour accompagner le corps plutôt que le contraindre. Il dégage de Paris une élégance plus silencieuse, plus intérieure. Une mode qui ne cherche pas à crier, mais à s’installer dans le temps une direction dans laquelle s’inscrivent naturellement plusieurs labels de la scène contemporaine.